Concarneau, ville bleue d’art et d’histoire

 Le port de pêche de ConcarneauSitué pratiquement au centre de la ville, le port de pêche entre en parfaite harmonie entre les techniques séculaires et le modernisme. Les visiteurs pourront avoir une vision complète de la filière “pêche” par des animateurs.

Au quatrième rang des ports de pêche français tant par le nombre de marins et de navires que par le tonnage et la valeur des captures débarquées, premier port thonier européen pour le thon tropical notamment aux Seychelles, la flottille représente 154 navires et 887 marins. Elle se décompose comme suit:
- 15 chalutiers industriels hauturiers de 30 à 38 mètres (9 à 10 marins embarqués),
- 9 chalutiers artisans de 16 à 24 mètres (5 à 7 marins embarqués),
- 95 chalutiers de pêche côtière de 9 à 16 mètres (2 à 4 marins embarqués),
- 9 bolincheurs de 12 à 15 mètres (7 à 8 marins embarqués),
- 25 thoniers senneurs congélateurs de 51 à 107 mètres (12 marins embarqués).

Les thoniers débarquent à Dakar, Abidjan, Madagascar, l’archipel des Seychelles… Le reste de la flottille est constitué d’unité de pêche côtière polyvalente (fileyeurs, caseyeurs, dragueurs, ligneurs…

La cale sèche de ConcarneauLa zone portuaire offre un environnement favorable aux entreprises de la pêche: Engins de levage qui permettent la mise à sec des bateaux jusqu’à 2000 tonnes, entrepôts frigorifiques de 90 000 m3, unités de congélation permettant de traiter 85 tonnes par jour, une compagnie de cargos frigorifiques assurant les liaisons avec l’Afrique et maintenant une cale sèche.

Sur le port, la faible odeur de poisson se mélange agréablement à l’air pur et iodé de la mer. On s’y promène avec plaisir en discutant souvent avec les pêcheurs, non avares de leurs explications.

Ils peuvent vous expliquer que l’on débarque toute l’année à Concarneau. Langoustines, merlus, raies, lottes, limandes, lieux, cabillauds et aussi sardines, sprats et anchois, coquillages et crustacés et de juin à septembre le thon germon. La durée moyenne d’une marée est de 14 jours pour les chalutiers hauturiers. Ils rapportent, en moyenne, 15 à 30 tonnes de poissons divers selon les saisons et secteurs de pêche. 70% du poisson de chalut est commercialisé frais par les mareyeurs.

Les thoniers senneurs capturent de 3000 à 8000 tonnes par navire et par an. Une partie de la production (albacore et listao) est débarquée à Concarneau.

 Mais il faut aussi découvrir le port dans tout ce qui constitue ses mouvements, ses rites et son climat particulier. Pour découvrir tout cela il faut s’accorder un peu de temps, et la visite du musée, bien que nécessaire, ne suffit pas. Il vous faudra flâner le long des quais jusqu’aux chantiers de constructions navales, jusqu’au slipway (halage à sec des navires à réparer), jeter un coup d’oeil sur les rangées colorées des chalutiers, thoniers et cargos. Ensuite, sur le quai Carnot, se diriger vers la criée pour assister au spectacle que constitue le débarquement du poisson.

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